L'hallux rigidus est une arthrose métatarso-phalangienne primitive axée du gros orteil caractérisée par une diminution de la flexion dorsale (hallux rigidus), une prolifération ostéophytique, et une douleur à la mobilisation (hallux dolorosus). Il en résulte une gêne au chaussage par le conflit des ostéophyte avec la tige de la chaussure et des douleurs à la mobilisation, limitant le périmètre de marche.
Davies-Colley en 1887 décrit l'hallux flexus et le rapporte au pincement articulaire. Il l’attribue à l’hyperpression dû au chaussage trop étroit et à un orteil trop long.
On explique sa génèse par une notion d’agression microtraumatique et de surcharge mécanique liée à un excès de longueur du gros orteil. Il existe des facteur constitutionnels expliquant l’HR du sujet jeune, adolescent.
A cet âge, on met en évidence le rôle de l’ostéochondrite de la tête de M1: rôle traumatique fréquent voire systématique ete l'on observe fréquemment une horizontalisation de M1 dont il est difficile de dire s'il s'agit de la cause ou de sa conséquence ?
Elle touche 2% de la population, le plus souvent entre 30 et 60 ans, le plus souvent unilatérale.
Le patient se plaint d'une gêne au chaussage, liée à l'ostéophytose dorsale, source de conflit au chaussage et d'irritation du nerf collatéral dorsal médial. Les douleurs articulaires sont mécaniques en barre à la face dorsale. La marche se fait parfois en supination avec oeil de perdrix (cor interdigital) du 4° espace voire des douleurs sus-jacentes par rotation externe.
L'examen clinique montre un enraidissement en flexion dorsale, découverte plus tardivement voire un flessum métatarsophalangien et souvent une barquette compensatrice en hyperextension de l'interphalangienne du gros orteil
La tête métatarsienne est élargie. La mobilisation de l'articulation est douloureuse surtout en flexion dorsale forcée et en pression avec sensation de craquement ou de rabot. On perçoit l'ostéophyte dorsal (dorsal bunion de Lapidus).