Un chaussage adapté, à tige souple et des semelles rigide, des orthèses plantaires ( avec logette sous l'hallux pour faciliter la dorsiflexion lors de la marche ou avec une barre de roulement sous la 1ère tête +/- avec un élément luttant contre la supination de l'avant-pied), de la kinésithérapie peuvent améliorer la tolérance fonctionnelle.
Lorsque le traitement médical est dépassé se discute le traitement chirurgical.
On distingue les traitements conservateurs et non conservateurs.
traitements conservateurs
1- L'émondage articulaire* : 1er temps commun à toutes les techniques (résection des ostéophytes et des corps étrangers intra-articulaires)
2 - Cheilectomy* décrite en 1965 : émondage + arthroplastie modelante emportant le 1/3 dorsal de la tête ; elle soulage la douleur en 3 à 6-12 mois ; elle n'évite pas l'aggravation de l'arthrose mais en général les ostéophytes ne récidivent pas. Le gain de mobilité est la moitié de celui obtenu en peropératoire si le patient est volontaire et porte une attelle nocturne ; le résultat est habituellement stable à 4 mois. Elle ne coupe pas les ponts vers une autre chirurgie. L' appui est immédiat à plat avec kinésithérapie.
3 - Les techniques de décompression articulaire peuvent se faire en métatarsien ou phalangien :
a- les ostéotomies de la première phalange
- de raccourcissement (efficace sur la douleur, peu sur l'amplitude)
- de flexion dorsale (Moberg : facilite la phase finale du pas)